• 07jan

    Mac AppStore d’Apple: Arrêt sur image

    closeCet article a été publié il y a 1 an 4 mois 11 jours, il est donc possible qu’il ne soit plus à jour. Les informations proposées sont donc peut-être expirées.

    Je n’ai pas souhaité écrire tout de suite sur le Mac AppStore, pour laisser un peu l’euphorie retomber. On avait déjà parlé de cette nouvelle application d’Apple.Alors que l’on annonce déjà une solution permettant de passer outre le paiement des applications, nous allons en parler et pour compléter le tout, dans cet article il y aura un invité j’ai nommé Julien Ramel de Caféine. Je vais donc d’abord le laisser s’exprimer sur le sujet pour commencer, puis je vous en parlerais ensuite:

    Depuis quelques années déjà avec la sortie de l’iPhone, Apple s’est encore enfoncé un peu plus dans l’univers du « non-libre » en proposant un système fermé à double tour qui ne permet l’installation d’applications sur sa plateforme que via l’AppStore. Le 6 janvier 2011, Apple a mis en place le Mac AppStore, son cousin pour OSX basé sur les mêmes règles du jeu : contrôle serré et parfois curieux des applications disponibles, installation et surtout paiement facile des applications.

    À première vue, il faut noter les choses positives que va apporter ce Mac AppStore : premièrement, il va permettre aux utilisateurs de trouver des applications très facilement, de comparer les résultats de leur recherche avant l’achat, et enfin de profiter des mises à jour en temps réel. Ensuite, il va permettre aux développeurs de faciliter la visibilité et la propagation (et donc les ventes) de leurs produits, et ainsi favoriser les petits studios de développement comme c’est déjà le cas sur iPhone et iPad. Et enfin, il va permettre de voir apparaitre sur OSX des dizaines de nouveaux (petits) jeux.

    Ce que je retiens de ce Mac AppStore est en fait un point de vue totalement différent. Premièrement, au niveau des prix je redoute que certains développeurs cherchent à vendre leur application, même à bas prix (0.79€ par exemple) alors que celle-ci aurait été distribuée gratuitement en dehors du Mac AppStore. Certes, c’est toujours bien de rémunérer quelqu’un qui fournit un travail mais ça se fait au détriment des utilisateurs. Ensuite, je crains que le principe des prix qui suivent la taille de la plateforme soit de nouveau présent comme ça avait été le cas de l’iPhone à l’iPad, même si on peut imaginer que les applications OSX sont plus évoluées que celles sur iOS, et donc, le méritent.


    Mais le plus gros problème que je vois à la sortie de ce Mac AppStore, c’est le fait qu’Apple fasse un nouveau pas en avant dans la direction du « non-libre ». Je redoute qu’un jour il ne soit plus possible d’installer une application sur un Mac autrement que par ce moyen. Dans tous les cas les applications présentes pourraient être (ou le sont déjà) contrôlées au plus haut point par Apple, par exemple pour ne pas nuire à ses propres produits (en interdisant par exemple tout client mail ou navigateur web dans son catalogue), pour ne pas donner de chance à la concurrence en se donnant plus ou moins le droit de refuser n’importe quelle application, ou encore pour préserver la batterie de ses appareils (hum). On en arrive à un point où les développeurs ne sont plus libres de créer des applications tel qu’ils le voudraient et où les utilisateurs des Macs perdent petit à petit la liberté d’installer ce qu’ils veulent, sans s’en rendre compte.

    Pour conclure, derrière les opportunités apportées par ce Mac AppStore, on peut penser qu’Apple a trouvé une arme ultime qui lui permet de gagner (beaucoup) d’argent, de contrôler la concurrence de manière presque abusive, et en plus, de se faire bien voir par ses clients en leur fournissant un service intéressant. La classe.

    Il y a deux choses intéressantes que Julien a mis en avant: Le fait qu’Apple et son Mac AppStore permette à l’utilisateur de trouver rapidement une application et de la comparer avec d’autres du même domaine, cela permet je pense d’avoir une sorte d’équité entre les développeurs qui ont soumis leurs applications sur le Mac AppStore. Deuxièmement, et c’est là où je poursuivrai dans le même sens que Julien, ce nouveau système mis en place par Apple risque de fermer petit à petit la liberté qu’on les développeurs de créer ce qu’ils veulent comme ils veulent. Un verrou de bonne conscience et permettant de choisir à notre place, ce qui est bon pour nos ordinateurs et ce qui ne l’est pas. Accueilli à bras ouverts (en majorité) par la communauté Mac, ce store risque en fait de devenir une prison dorée où il ne sera possible d’installer que ce qu’Apple veut. Espérons que nous ayons tort et que finalement le Mac AppStore devienne juste une plateforme permettant de découvrir, et installer ce que bon nous semble. Car oui, ces ordinateurs sont à nous et nous pouvons en faire ce que nous en voulons.

    Je remercie Julien Ramel pour son intervention, vous pouvez le retrouver sur Twitter avec @woodgate et sur son site Caféine

Discussion 2 Réponses

  1. 15 janvier 2011 à 13 h 42 min

    [...] Ramel qui est intervenu il n’y pas si longtemps sur le blog pour nous parler du Mac AppStore, vient de créer une application sur [...]

  2. 17 juillet 2011 à 18 h 45 min

    [...] du site d’Apple, mais voilà cette page n’est plus. Tout ça au profit du Mac AppStore. Celui-ci prend de plus en plus de place et on vient une nouvelle fois d’en avoir la preuve. [...]

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